Ce qui tenait dans une ligne de temps se redistribue dans un plan. C'est le déplacement de l'auditeur qui le parcourt.
Quatre notions. Tout le reste en découle.
Un enregistrement, une musique, une voix, un flux de radio, un micro. C'est un point sur la carte.
L'étendue où la source s'entend. Un cercle ou une forme dessinée. Le volume suit un dégradé : fort au centre, absent au bord.
Ce qui lie une source à une autre, ou à un état de la carte.
Tout réglage se commande aussi de l'extérieur : scénario, tablette, OSC.
Pas de rendu, pas d'export. Le même moteur joue pendant qu'on écrit.
Glisser-déposer, bibliothèque, ou enregistrement direct.
Un cercle, ou un contour tracé point par point.
La courbe qui relie la distance au volume.
À la souris, puis au GPS. Le mélange se recalcule à chaque pas.
Une carte est un fichier .json. Le même sur le serveur, hors ligne et en archive. Aucun format propriétaire.
Une partition classique ordonne le temps. Celle-ci ordonne l'espace.
L'ordre des événements n'est plus écrit. Deux auditeurs n'entendent pas la même chose dans le même ordre.
Ce qui reste écrit, c'est la disposition : ce qui est proche de quoi, ce qui se recouvre, ce qu'on ne peut atteindre sans passer ailleurs d'abord.
Un calque peut recevoir une date. Plusieurs calques datés se fondent alors le long d'une frise : un curseur, et l'on passe d'une année à l'autre du même lieu.
Le fondu est à puissance constante. Deux prises différentes ajoutent leurs puissances ; un fondu ordinaire creuserait un trou à chaque passage.
De la pièce pour casque à l'installation de salle, même fichier et même éditeur.
Une pièce qui n'existe qu'en la traversant. Pas deux exécutions identiques.
Le même lieu enregistré à plusieurs dates, empilé en calques datés, parcouru à la frise.
Des témoignages posés là où ils ont été recueillis, plutôt que montés bout à bout.
Une carte devient un protocole : trajets enregistrés, parcours comparés.