La carte se pose sur le terrain réel. C'est la marche qui joue la pièce.
Deux repères suffisent : ce point du dessin est ce point du monde. Distances, rayons et itinéraire s'en déduisent.
Le plan des rues sous les sources. Une zone se pose sur une place, pas au jugé.
Dessiné, ou importé depuis une trace GPX ou KML. La progression le long du chemin devient une valeur qu'on peut écouter.
Une pente, un belvédère, un fond de vallon. Le terrain porte du sens.
Plus larges que les zones : un quartier, une rive, un versant.
Trente mètres ou trente kilomètres : le fichier ne change pas. Seule la projection s'adapte.
Plus l'échelle grandit, plus les zones doivent être larges et les transitions lentes. Sinon l'auditeur traverse un son avant de l'avoir reconnu.
La position est le déclencheur principal, pas le seul. Un même endroit peut sonner autrement selon le moment.
Franchir un bord déclenche. Le volume suit la distance au centre.
Un lieu qui diffère le matin et le soir. Un fragment qui n'arrive qu'après un temps de marche.
Où en est l'auditeur sur le chemin, indépendamment de sa position exacte.
Un fragment peut exiger qu'un autre ait été écouté avant lui.
Un parcours qui ne marche qu'en 4G n'est pas un parcours.
Une carte se met en cache avant de partir, sons et fond de plan compris. Seule façon tenable dans un parc, une vallée ou un sous-sol.
Une carte est un fichier .json. Il s'emporte, s'archive et se relit ailleurs.
Dans le navigateur du téléphone, sans rien installer. Une adresse et un casque.
Une application de lecture GPS existe et fonctionne, mais elle n'est pas encore publiée. Le navigateur reste le chemin qui marche pour tout le monde.
Quelque chose ne peut se dire qu'à l'endroit dont il parle.
Une pièce écrite pour un itinéraire, qui n'existe qu'en le parcourant.
Archives et témoignages rendus à leur lieu. Sans panneau ni audioguide numéroté.
Des enregistrements géolocalisés, réécoutés sur place.
Faire entendre un aménagement à l'endroit où il est prévu, avant et après.