Un montage fixe impose son ordre. Ici l'ordre naît du chemin. Des fragments, des conditions, et le suivant se décide en marchant.
Assez pour écrire une fiction à embranchements comme un documentaire qui s'ajuste au terrain.
Une voix, une scène, une séquence. Une place sur la carte, mais pas fait pour boucler.
Ce qui doit être vrai pour qu'un fragment arrive. Une zone franchie, une heure, un temps écoulé.
Ce que le récit garde en mémoire. Un fragment écouté peut en ouvrir un autre, ou en fermer trois.
Allumer un calque, changer un volume, déclencher une source. Le même vocabulaire que le pilotage à distance.
Le récit ne dépend d'aucune géographie. Il marche dans une salle de vingt mètres comme sur dix kilomètres.
Des manières d'écrire, pas des modes du logiciel. Rien à activer.
Des scènes attachées à des lieux. On ne suit pas l'histoire, on tombe dessus.
Des témoignages rendus à leur lieu, pas montés bout à bout.
Des chapitres au fil d'un itinéraire. Certains n'existent que pour qui prend le détour.
Des flux en direct posés comme des sources. La connexion s'ouvre en approchant.
Assez pour s'ajuster, pas pour le suivre. La position sert la pièce en cours.
Sa position, sa durée d'écoute, les fragments déjà joués, l'heure. Rien d'autre.
Une séance peut être enregistrée quand la carte sert un protocole de recherche. C'est un choix explicite de l'auteur, jamais un défaut.
Il faut écrire ce qui se passe quand on n'écoute pas : le chemin manqué, la scène jamais atteinte, le retour une heure plus tard.
C'est le vrai travail. Poser les fragments et tracer les zones prend une après-midi.
Le même fichier, sans réécriture.
Une adresse dans le navigateur. Le chemin le plus court pour faire écouter.
Les mêmes conditions, déclenchées par la marche. Cache possible avant de partir.
Sur haut-parleurs. L'auditeur est déplacé par une caméra ou un trajet écrit.
Une carte déposée dans un module Moodle.